Cuisine japonaise – Ces spécialités japonaises qui n’existent pas au Japon

Le boom de la cuisine japonaise dans le monde n’est plus à démontrer. Selon le Ministère de l’Agriculture japonaise, on compterait près de 156 000 restaurants dits « japonais » dans le monde et ce nombre ne cesse de croître. Pour autant, tous ne proposent pas de la cuisine japonaise authentique que l’on peut trouver à l’occasion d’un séjour au Japon. Le fait que le chef soit japonais n’est pas un critère déterminant pour pouvoir en déguster néanmoins, on peut trouver parfois des plats servis qui n’existent pas au Japon ou qui ont été réinterprétés.

Nous vous proposons une liste de plats ou ingrédients servis dans certains restaurants que tout le monde pense authentiquement japonais mais que vous ne trouverez jamais au Japon.

1 – La sauce soja sucrée : il n’est pas rare que dans des restaurants servant des sushis, on vous propose de la sauce soja sucrée en France ou en Occident. Cependant, cela n’existe pas au Japon. La sauce soja peut être utilisé pour des marinades, assaisonnement, en base de bouillon ou en remplacement du sel parfois. Cependant du fait d’une demande de plus en plus forte, la sauce soja sucrée commencerait à faire son apparition mais de manière confidentielle au Japon.

2 – Les brochettes de bœuf au fromage : la fameuse brochette au carpaccio de bœuf à l’emmental ou au babybel agrémenté de sauce soja est un met très apprécié mais n’existe pas au Japon. Si vous espérez en manger au Japon, vous allez être déçus, mais vous pourrez aisément vous rattraper avec d’autres spécialités moins connues mais toutes aussi bonnes voire meilleures.

3 – Les mochis glacés : aaaah, les mochis ! Les petits gâteaux japonais à base de pâte de riz et fourré au anko ou autre parfum que l’on peut déguster à différents moments de l’année au Japon. Depuis peu, on a vu apparaître une version glacée fourrée avec une crème glacée en Europe. Bien que le mochi soit japonais, cette version a été créé par l’entreprise sud-coréenne Lotte au Japon en 1981. On l’appelle « yukimi daifuku ». Au début la pâte utilisée était du marshmallow mais rapidement l’entreprise a adopté le mochi pour plaire aux Japonais. Cependant, il est assez rare de trouver des mochis glacés dans des restaurants au Japon.

4 – La salade de choux : qui n’a pas mangé dans un restaurant dit japonais où l’on vous a servi une salade de choux vinaigré ? Aussi curieux que cela pourra vous paraître, cela n’existe pas non plus au Japon. Comment cela a-t-il pu arriver en Europe ? La question reste posée.

5 – Le « saké » servi dans un verre avec une personne dénudée au fond : clairement, cela n’existe pas au Japon. D’une part, le saké ou nihonshu n’est pas un alcool fort. Son degré d’alcool peut osciller entre 13° et 20° mais ne sera pas fort pour autant. Le saké japonais est obtenu par fermentation, alors que l’alcool servi dans des verres coquins est un alcool distillé d’origine chinoise avec un degré d’alcool de 40°. Cet alcool est baptisé « saké » à tort. De plus, le mot « saké » n’existe pas en langue chinoise.

La liste pourrait être plus longue, mais nous avons souhaité la restreindre à ces exemples significatifs. A cela s’ajoute des hérésies qui vous permettront, juste en regardant la carte d’un restaurant japonais, de savoir si celui-ci est authentique ou pas. Parmi les éléments qui peuvent vous aider, mais ce n’est pas systématique, un restaurant qui vous proposera, par exemple, dans un menu des makis avec un bol de riz ne sera pas très bon signe. Le nombre de variétés de poisson cru proposé sera aussi un élément qui pourra vous mettre la puce à l’oreille. Un restaurant qui ne proposera que du saumon et du thon par exemple sera une indication sur son authenticité d’autant plus que le saumon est beaucoup moins proposé au Japon qu’en France.

Autre élément qui doit attirer votre attention, si un restaurant propose des brochettes et du poisson cru dans sa carte. Au Japon, chaque restaurant a sa propre spécialité : restaurants de sushi, restaurant de ramen, izakaya…etc. Il est ainsi très rare qu’un restaurant comme on peut en trouver en Europe propose plusieurs spécialités. Néanmoins quelques restaurants de qualité peuvent en proposer afin de satisfaire un plus grand nombre de clients et s’adapter aux demandes de la clientèle française un petit peu différente de la clientèle japonaise.

Notre volonté par cet article n’est pas de vous détourner de votre restaurant japonais favori même si celui-ci n’est peut être pas si authentique que cela, mais de vous apporter un éclairage et éviter toute confusion lors d’un futur séjour au pays du Soleil-Levant. L’essentiel reste quand même de passer un bon moment même si les spécialités servies n’existent pas au Japon.

Si vous souhaitez découvrir des restaurants authentiques sur Toulouse ou Paris, n’hésitez pas à consulter nos précédents articles.