La Corée du Sud demande le retrait de sites japonais de la liste du patrimoine mondial de l’unesco

Le torchon continue de bruler entre le Japon et la Corée du Sud. La Corée du Sud va formuler une demande auprès de l’UNESCO dans laquelle elle va demander le retrait de sites historiques japonais en lien avec la révolution industrielle de la liste du Patrimoine mondial. Le gouvernement sud-coréen reproche à Tokyo de ne pas mentionner à l’occasion d’une exposition sur des sites industriels japonais que des Coréens y ont été forcés à y travailler durant la Seconde Guerre Mondiale alors que le gouvernement japonais avait pris des engagements en ce sens.

La demande de retrait de ces sites a été effectuée par le ministre de la Culture, du Sport et du Tourisme coréen auprès des Nations Unies. L’île de Hashima dans la Préfecture de Nagasaki fait partie des sites « polémiques » qui sont au nombre de 23 répartie sur 8 préfectures et regroupés sous le nom de « Sites of Japan’s Meiji Industrial Revolution: Iron and Steel, Shipbuilding and Coal Mining » . De nombreux Coréens y auraient travaillé sous la contrainte dans des conditions très difficiles.

Le ministre des Affaires Étrangères coréen a également dénoncé une « déformation de faits historiques » dans cette exposition. L’exposition qui a mis le feu au poudre entre les deux pays avait été inaugurée fin mars et finalement ouverte au public que la semaine dernière en raison de la crise sanitaire.

L’exposition baptisée “Sites of Japan’s Meiji Industrial Revolution” qui a mis le feu au poudre entre les deux pays avait été inaugurée fin mars et finalement ouverte au public que la semaine dernière en raison de la crise sanitaire. Elle évoque le travail des travailleur sud-coréens et des témoignages de Sud-Coréens mentionnant que ces travailleurs n’avaient pas subis de mauvais traitements, ce qui a déclenché la polémique auprès du gouvernement sud-coréen.

Du coté du gouvernement japonais, celui-ci a indiqué ne pas avoir reçu de plaintes de la Corée du Sud et qu’il continuerait à traiter cette question de manière appropriée. « Nous avons pris des mesures, y compris ce que nous avons promis, tout en prenant au sérieux la résolution et les recommandations du Comité du patrimoine mondial » a indiqué le porte-parole du gouvernement nippon.

L’UNESCO a invité les deux parties à échanger pour trouver un terrain d’entente.