Japon – L’Empereur Naruhito a célébré son soixantième anniversaire

L’Empereur Naruhito a célébré son  soixantième anniversaire hier par une série de célébrations qui se sont tenues au Palais Impérial à Tokyo. Il s’agit de son premier anniversaire célébré en tant qu’Empereur.

Ce jour est depuis cette année considéré comme férié au Japon, mais tombant un dimanche, aujourd’hui l’est également. A noter que les événements prévus à destination du grand public ont été annulés en raison de l’inquiétude autour du coronavirus.

Hier matin, l’Empereur a reçu les félicitations de son frère, le prince héritier Akishino, la princesse héritière Kiko et d’autres membres de la famille impériale, ainsi que des chefs de gouvernement, de la Cour suprême et des chefs des deux chambres de la Diète.
S’en est suivi un déjeuner avec 450 invités. Enfin des ambassadeurs de différents pays accompagnés de leur épouse ont été invités à prendre le thé avec l’Empereur Naruhito.

 

 

 

Japon – 500 000 condamnés graciés à l’occasion du couronnement de l’Empereur Naruhito

Le gouvernement japonais a accordé la grâce de 500 000 condamnés à de petits méfaits pour le couronnement de l’Empereur Naruhito qui se déroulera le 22 octobre.

Le Ministre de la Justice a indiqué qu’il s’agissait des premières grâces depuis 1993 et qu’elles donnaient « une opportunité aux citoyens japonais l’occasion de se purifier et de repartir de zéro ».

Les grâces concerneront des personnes déclarés coupables de délits mineurs il y a au moins trois ans.  L’amnistie entrera en vigueur le 22 octobre et les condamnés récupéreront leurs droits civils. Ils pourront aussi postuler pour obtenir des licences professionnelles alors qu’habituellement, ils auraient du attendre un délai de 5 ans pour pouvoir en faire la demande. Par contre, celles qu’ils auraient perdues à l’occasion d’une condamnation ne seront pas concernées, ce qui sera le cas pour des personnes ayant eu un retrait de permis de conduire.

80% des amnistiés étaient impliquées dans des infractions du code de la route ou des accidents de la route, y compris ceux ayant causé la mort ou des blessures. Les personnes condamnées à de la prison ou à des travaux forcés ne seront pas concernés par la grâce par respect pour les familles des victimes. En complément, des personnes ayant commis des infractions mineures avant le 22 octobre 2016 pourront bénéficier aussi de clémence si elles en font la demande. Cependant, les demandes ne seront prises en compte que pour des personnes ayant eu une suspension  de peine pour des raisons médicales nécessitant une hospitalisation ou qui ont peu de chance de guérir ou d’exécuter leur peine jusqu’à leur terme.

En général, des amnisties sont accordées à l’occasion d’événements majeurs ( décès ou couronnement d’un Empereur par exemple) , de révisions de lois ou bien d’erreurs judiciaires.

 

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle ère pour le Japon à partir du 1er mai 2019

Suite à l’abdication de l’empereur du Japon Akihito, un nouvel empereur accèdera au trône le 1er mai prochain, il s’agit de son fils aîné Naruhito et le Japon entrera à ce moment là dans une nouvelle ère. Actuellement, nous sommes dans la 31 ème année de l’ère Heisei qui a débuté en 1989 suite au décès de l’empereur Hirohito.

Depuis l’ère Meiji (1868-1912), il y a une ère pour chaque règne d’empereur. Cette nouvelle accession au trône n’échappera pas à la règle et son nom officiel sera annoncé le 1er avril  par le gouvernement japonais qui en aura effectué le choix. Ce sera la première depuis 200 ans qu’un empereur abdique et que le nom de la nouvelle ère sera annoncée du vivant de l’empereur en place.

Depuis 1979, six règles ont été déterminées pour le choix du nom d’une ère : le sens du nom doit être approprié aux idéaux de la nation, le nom de l’ère doit être composé de deux caractères, il doit être facile à écrire, il doit être facile à lire, il ne doit pas avoir été utilisé auparavant comme nom d’ère ou de nom posthume d’ un empereur, il ne doit pas être un mot du langage courant.

A ces règles vont s’ajouter une autre moins officielle mais qui se justifie pour des raisons pratiques, la nouvelle ère ne devra pas commencer par M, T, S et H, afin d’éviter toute confusion avec les quatre dernières ères écoulées depuis 1868 (Meiji, Taishô, Shôwa, Heisei) lorsque le nom de l’époque sera abrégé. En effet pour bon nombre de documents administratifs est utilisée l’année de l’ère en cours et non l’année en cours pour des durées de validité notamment.

 

L’annonce a eu lieu le 1er avril à 11h30 (heure japonaise), il s’agira de l’ère « Reiwa » (令和) qui succèdera à l’ère « Heisei« .  « Reiwa« : « Cela signifie la naissance d’une civilisation où règne une harmonie entre les êtres » déclara Shizo Abe, le premier ministre japonais.

Le choix du nom est basé sur le plus ancien des recueils de poèmes japonais le « Manyoshu ». C’est la première fois que le nom d’une ère est pris dans la littérature japonaise, habituellement, le nom est issu de la littérature chinoise.