Trente ans après le Grand Séisme de Hanshin qui a ravagé Kobe et ses environs le 17 janvier 1995, la ville a observé une minute de silence à 5h46 du matin, heure exacte du tremblement de terre. Ce séisme de magnitude 7,3 a causé la mort de plus de 6 400 personnes, laissant des traces indélébiles dans la mémoire collective.

Des milliers de lanternes ont été disposées pour former la date « 1.17 » et le mot « yorisou » (être ensemble), en hommage aux victimes et en solidarité avec ceux touchés par d’autres catastrophes, notamment le séisme qui a frappé la préfecture d’Ishikawa en début d’année.

Cet anniversaire a été l’occasion de rappeler l’importance de la préparation aux catastrophes naturelles, un enjeu crucial pour le Japon. Le Premier ministre, Shigeru Ishiba, a d’ailleurs annoncé la création d’une nouvelle agence de gestion des catastrophes pour améliorer la réponse aux urgences.

Cependant, la transmission du souvenir de ce traumatisme aux générations plus jeunes devient de plus en plus difficile, comme l’a souligné une enquête menée par Kyodo News. Près de 80% des organisations organisant des événements commémoratifs rencontrent des difficultés, principalement en raison du nombre décroissant de témoins directs.

Le Grand Séisme de Hanshin, avec ses 6 434 victimes et des images de destruction qui ont marqué les esprits, reste un douloureux souvenir pour le Japon. Pourtant, cette tragédie a aussi été un catalyseur de changements. Les leçons tirées de cette catastrophe ont permis d’améliorer les systèmes de prévention et de secours. Cependant, la transmission de cette mémoire aux générations plus jeunes devient un défi. Il est essentiel de maintenir vivante la flamme de la mémoire, non seulement pour honorer les victimes, mais aussi pour renforcer la résilience du pays face aux futures catastrophes.

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