Rencontre avec Koidoukai, la première troupe de yosakoi en France

Aujourd’hui, nous partons du coté de Bordeaux à la rencontre de la troupe Koidoukai, la première troupe de yosakoi en France. Le yosakoi (よさこい) est un style unique de danse originaire du Japon. Nous avons pu échangé avec Alizée Ducournau, Présidente de l’association, afin d’en savoir un peu plus sur la troupe et ses projets.

Occitanie Japon :Bonjour Alizée, pouvez-vous nous présenter votre association ?

Alizée Ducournau : L’association s’appelle « Koidoukai », cela veut dire la voie de la carpe. La carpe au Japon est un animal associé à beaucoup de facultés : au courage, à la force…etc. Une légende dit que si une carpe parvient à remonter une cascade, elle se transformera en dragon. Le Koidoukai existe depuis 2010 dans la région bordelaise. L’association est devenue indépendante en 2015. (Auparavant, la troupe faisait partie de l’association Mandora, organisatrice notamment de Animasia à Bordeaux).  Depuis l’année dernière, nous avons participé à la création de la Fédération Française de Yosakoi qui regroupe les différentes associations de yosakoi en France. Il y a des équipes à Nantes, Lyon, Paris. D’autres sont en cours de formation et qui doivent rejoindre bientôt la fédération notamment à Marseille et à Toulouse aussi. Actuellement, nous avons 25 danseurs de tous les âges ( 15 à 40 ans), des garçons et des filles. Nous participons à un certains nombres d’événements et de festivals notamment Animasia à Bordeaux, à la Japan Expo à Paris. Cette année, nous avons participé à la Foire Internationale de Bordeaux qui était cette année sur le thème du Japon. Nous avons été aussi à Niort, à Royan…etc.

 

Occitanie Japon : Comment vous est venu l’idée de créer votre troupe de yosakoi ?

Alizée Ducournau : Cela remonte à 2010. La créatrice de la troupe était étudiante en japonais et elle est partie étudier un an à l’université au Japon. C’est là qu’elle a découvert le yosakoi. Il y avait une équipe dans l’université. Elle a intégré l’équipe et a appris un certains nombres de danses. A son retour en France, elle a décidé de continuer de pratiquer en créant sa propre équipe en recrutant des Japonais présents à Bordeaux, des amis, des étudiants en japonais sur Bordeaux…petit à petit, elle a eu suffisamment de monde pour pouvoir faire des représentations. A cette époque, il y a eu les premiers contacts avec l’association Mandora qui a hébergé pendant les premières années la jeune équipe de yosakoi. Au fur et à mesure, l’équipe s’est étendue et est devenue indépendante en 2015. L’association a depuis continué de grandir et de participer à de plus en plus d’événements. Parmi nos membres, beaucoup ont découvert le yosakoi au Japon soit dans le cadre d’un voyage ou lors d’études au Japon. Des membres nous ont aussi rejoints après nous avoir vu lors d’événements. Ainsi l’association grandit petit à petit.

Occitanie Japon : Nous avons pu voir que vous aviez un gros projet pour l’année prochain.  Vous envisagez de participer à une grande compétition de yosakoi au Japon. Est-ce que vous pourriez nous en dire un peu plus ?

Alizée Ducournau :Tout à fait. Cette compétition est le Festival de yosakoi de Kochi. La ville de Kochi est le berceau du yosakoi. C’est là que cette danse est née. Ce festival est le premier festival de yosakoi à exister dans le monde. C’est une institution pour tous les pratiquants. C’est un projet de la Fédération français de yosakoi qui aimerait bien monter une équipe de France avec des membres de toute la France et de partir participer au festival avec sa propre création. Nous comptons tout créer nous même que ce soit pour la musique, les costumes, la chorégraphie…etc. Le principal obstacle pour le moment ce sont les finances. Aller au Japon à un certain prix, la participation au festival est payante, mais c’est gratuit pour les spectateurs. Beaucoup de danse se font en parade, on danse tous en avançant et pour diffuser la musique, il faut un camion ,qui est décoré aux couleurs de l’équipe, équipé de sonos. Ce genre de camion coûte très cher en location ce qui ajoute des frais supplémentaires. Plus on aura de fond, plus ce sera facile pour nous et plus il y aura de danseurs qui pourront faire le déplacement. Nous avons donc lancé une campagne de crowdfunding  en espérant récolter un peu d’argent. La moindre contribution sera très utile. On recherche aussi des mécènes et des subventions.

Occitanie Japon :Avez-vous d’autres projets que vous souhaiteriez partager avec nous ?

Alizée Ducournau : D’autres projets de la fédération sont en cours notamment d’organiser des rencontres entre les différentes troupes françaises et pouvoir participer à des événements ensemble comme on a pu le faire à la Japan Expo en juillet. Il y a un autre projet qui serait de participer à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Tokyo mais c’est encore à l’état de projet, mais cela ne dépend pas de nous. On croise les doigts.

Occitanie Japon : Pour clôturer notre échange, où est-ce que l’on peut vous trouver ?

Alizée Ducournau : Tous les dimanches, nous avons l’entrainement habituel qui est ouvert à tous pour un essai. On recrute toute l’année. Tout le monde est le bienvenu pour essayer. (Toutes les infos pratiques)

 

 

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