Exposition – Dropping word de Rieko Koga à la Fondation Espace Écureuil du 28 juin au 7 septembre

La Fondation Espace Écureuil, située Place du Capitole à Toulouse, accueille du 28 juin au 7 septembre l’artiste japonaise Rieko Koga.

« Le corps replié sur lui-même dans son minuscule atelier, Rieko Koga brode patiemment, sur des kilo-mètres de tissu, ses pensées les plus profondes et les prières qu’elle adresse au monde et aux êtres chers. Héritière de l’art du Sashiko, broderie traditionnelle enseignée par sa mère, l’artiste japonaise pratique un don de soi spirituel et poétique, qu’elle projette tout l’été dans l’espace de la Fondation.

Rieko Koga brode ses pensées à l’infini, dans le silence, presque en son for intérieur. Sa pratique, méditative, s’exprime avec une aiguille et du fil noir qui recouvre du tissu blanc. Les petits points en ligne forment des signes, des textes et des images. Une fois achevée, son œuvre se déploie amplement, devient bavarde et engageante. Des questions sont posées, des vœux formulés et le visiteur en ressort réconforté. »

Une belle exposition à ne pas manquer tant les occasions sont rares à Toulouse de pouvoir découvrir le travail d’artistes japonais contemporains.

Informations pratiques :

Fondation Espace écureuil, 3 place du Capitole, Toulouse. 05 62 30 23 30.

Du mardi au samedi de 11h00 à 19h30 et le premier dimanche du mois de 15h00 à 19h30.

Formez-vous à la cuisine japonaise avec le ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche japonais

Des participants sont recherchés pour un programme de formation à la cuisine japonaise, subventionné par le ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche, au Japon, et destiné aux chefs non japonais souhaitant apprendre sérieusement la cuisine japonaise au Japon.

Le programme d’apprentissage comprend une formation linguistique au japonais, ainsi qu’une formation à la cuisine japonaise de base, suivie d’une formation pratique en restaurant, à la cuisine japonaise haut de gamme et aux restaurants de sushis au Japon, le tout s’étendant sur huit mois. Il est attendu de la part des participants désireux d’acquérir les connaissances et compétences liées à la cuisine japonaise, dans le cadre du programme, qu’ils mettent en valeur dans le monde entier la magnificence de la cuisine japonaise, de sa culture gastronomique, et des ingrédients produits au Japon.

Dates

  • Les formulaires de candidature doivent être soumis avant le mercredi 15 mai 2019, à 23 h 59.
  • Les participants finaux seront sélectionnés avant la fin du mois de mai 2019.
  • Ils devront arriver au Japon le 30 juin 2019.
  • Période de formation : Du 1er juillet 2019 à fin février 2020.

Dépenses prises en charge par le programme

  • Frais de vol aller-retour au Japon, au départ/à destination du pays d’origine
  • Cours de l’école de langue japonaise et de l’école de cuisine
  • Frais d’hébergement pendant le séjour au Japon

Conditions de participation au programme

  • Ouvert aux personnes non japonaises (citoyens étrangers) vivant au Japon ou à l’étranger
  • Plus de 18 ans à l’arrivée au Japon
  • Diplômé(e) d’une école de cuisine et/ou expérience de travail dans un établissement culinaire japonais.
  • Maîtrise (écrite et parlée) de l’anglais et/ou du japonais
  • Être capable de subvenir financièrement à ses propres besoins au Japon pendant toute la durée du programme, en dehors de la prise en charge assurée par le programme
  • Respecter la courtoisie, l’intégrité, les bonnes manières, la discipline appropriée et le respect des besoins d’autrui
  • Bonne santé physique/spirituelle
  • Avoir des connaissances de base et des compétences en cuisine, ainsi qu’un désir actif d’apprendre la cuisine japonaise
  • Être en mesure de participer à tous les cours du programme
  • Avoir l’intention de choisir une profession contribuant à la promotion de la cuisine japonaise, de sa culture gastronomique et des ingrédients produits au Japon, après la participation au programme

Pour plus de détails, rendez-vous sur
http://www.tow.co.jp/program/

Madame Mo, des koinobori à la française

Aujourd’hui, on parle koinobori, les fameuses carpes japonaises que l’on peut voir  à l’occasion de la fête des enfants « Kodomo no hi ». Depuis près de 15 ans, Madame Mo s’est spécialisée dans la fabrication de carpes koi. A l’origine du projet, on retrouve trois femmes amoureuses du Japon. Nous avons souhaité en savoir un peu plus sur cette marque française dont la créatrice est toulousaine. Retrouvez le récit de notre échange.

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Bonjour, pourriez-vous nous parler de Madame Mo ?

Le koinobori a toujours été le produit emblématique de la marque. On est des amoureuses du Japon et l’idée de Madame Mo est de tisser un lien entre notre culture et la culture japonaise en prenant en illustration ce produit qu’est le koinobori. C’est un produit très joyeux dans la tradition japonaise puisque c’est un porte bonheur pour les enfants. La trame de Madame Mo c’est que l’on honore le savoir-vivre, la tradition japonaise par l’angle du koinobori. En plus de cela, il est important pour nous de proposer notre produit en coton bio équitable depuis toujours. C’est vraiment important d’autant plus qu’habituellement les koinobori japonais sont fabriqués en nylon.

Nous avons des convictions écologiques et on avait envie de promouvoir cette filière bio équitable avec qui l’on travaille depuis 15 ans maintenant. Nous avons le même fournisseur en Inde depuis le début. Ce qu’il y a d’amusant c’est que cette particularité était peu relayée il y a quelques années, maintenant elle l’est beaucoup plus.

C’est tout ça Madame Mo: le Japon en premier lieu avec cette illustration via le koinobori et avec en filigrane la question environnementale chevillée au corps.

Pouvez-vous nous parler de la tradition des koinobori ?

Les koinobori sont remis le 5 mai lors de la fête des garçons puis des enfants. Aujourd’hui c’est la fête des enfants. Faut juste se dire une chose, aujourd’hui 60% des koinobori au Japon sont offerts aux garçons et 40% aux filles. Historiquement c’était plus aux garçons, aujourd’hui on tend vers un équilibre. D’un autre coté, il faut savoir qu’à cette occasion, les filles reçoivent plus de cadeaux que les garçons. Souvent les idées cadeaux pour les filles sont pléthoriques.

Vous proposez vos produits en France, mais aussi dans le monde entier…

Le plus gros de notre activité a lieu au Japon. Le Japon a du mal à faire évoluer la manière de faire les choses, les codes…etc. Pour eux les koinobori, il faut respecter des codes couleurs, la matière…etc. lls ont du mal à faire différemment. Quand les Japonais ont découvert Madame Mo, ça leur a plu, parce que l’on cassait les codes et parce que l’on était françaises, on a eu l’impression que l’on pouvait le faire. Je pense que les Japonais aiment Madame Mo parce que l’on revisite un pan de leur culture.

Pendant quelques années, vous proposiez une gamme de produits plus larges: de la papeterie, des sacs, des poupées…etc.  pour finalement revenir récemment sur le cœur de votre marque le koinobori. Qu’est-ce qui a engendré ce revirement ?

C’est une réflexion que l’on a eu de manière tout à fait informelle il y a deux ans. On a proposé plus de produits à la demande d’un de nos distributeurs. Mais avec le temps, on s’est demandé si nous n’étions pas en train de nous perdre et de perdre ce lien avec le Japon. L’âme de Madame Mo, c’est le Japon, c’est un hommage que nous lui rendons.

En multipliant les produits, on devenait une entreprise lambda. C’est une vision que nous partagions à l’unanimité. En voulant répondre à la demande de nos distributeurs, nous perdions notre âme et notre ADN. Pour le coup, nous ne sommes pas une marque de décoration, même si le koinobori est décoratif. Le koinobori est pour nous une porte d’entrée vers la culture japonaise comme peut l’être le manga par exemple. On souhaitait garder ce lien.

Ce recentrage vous aura finalement permis de vous affirmer finalement et de revenir à un coté plus « artisanal »…

La problématique, c’est que quand vous avez beaucoup de produits, faire le lien avec le Japon est plus difficile. Pour nous, cela perdait de la force. Là, on est sur un produit emblématique du Japon. Ce qui nous empêche pas de proposer de la nouveauté et de rester sur un esprit créatif en alimentant différentes familles de koinobori tout en restant sur du mono-produit. Cela a aussi fait évoluer notre relation avec les boutiques. On a un lien différent avec eux car nous ne fonctionnons pas comme une marque classique. Nous ne sommes pas dans un rapport purement mercantile. On est presque dans un rapport culturel. Notre recentrage s’est fait tout naturellement et cela fonctionne très bien. On a retrouvé notre authenticité et cela nous fait du bien.

 

Nous tenons à remercier l’équipe de Madame Mo pour sa disponibilité et d’avoir bien voulu partagez leur expérience avec nous. Si vous avez apprécié cet article, n’hésitez pas à le commenter ou le partager. Retrouvez l’univers de Madame Mo sur son site.